Avant tout, pour les Japonais , les yakuza sont des individus redoutables, ce sont des gens qui gagnent leur vie en terrorisant les autres. Ils sont surtout très forts pour persuader les gens qu'ils sont dangereux.
Historiquement, la police et le pouvoir ont habilement profité de la clandestinité des yakuza. Comme les yakuza agissent dans la marge, on les a utilisé pour accomplir les basses besognes, le sale boulot que la police ne pouvait pas faire officiellement.
Les rapports entre police et yakuza ont toujours été ambigus. Utilisés par la police contre les mafias chinoises et coréennes, après la deuxième guerre mondiale; enrôlés comme briseurs de grève entre 1950 et 1960, les yakuza avaient acquis leur droit de citer. Il aura fallut attendre 1992, pour qu'une loi anti-gang ne leur permette plus d'avoir pignon sur rue.
A défaut d'interdire l'existence et la constitution de clans, la loi anti-gang permet aujourd'hui de passer leur activité au crible.
Les perquisitions se multiplient depuis 1992 au siège des principaux groupes.
Auparavant les yakuza avaient leur siège dans les quartiers des grandes villes, à Tokyo, à Osaka. Ils s'affichaient ouvertement comme « bureaux de yakuza ». Ils mettaient leurs enseignent à l'entrée des bureaux ; soit leur cigle, leur blason ou tout simplement leur nom.
Avec la loi anti-gang, pour l'ensemble du japon, on a enregistré comme organisations mafieuses les célèbres Yamaguchi-gumi, Inakawa-kai et Sumiyoshi, etc... au total 22 organisations pour le moment (1994).
Dans l'état actuel des choses, en imaginant un total de 100 groupes, plus de 80 tombent sous l'application de la loi anti-gang.